Budget 2017 : un patcthwork décousu…

Nous avons voté CONTRE le budget 2017 : quelles en sont les raisons ?

Des exemples dont la réalisation n’est pas avérée mais budgétée en 2017, donc financées par les impôts locaux.
– 400 000 € pour une piste cyclable, dont la réalisation n’est pas assurée mais pourtant budgétée.
– 200 000 € pour une étude sur un projet de permaculture situé sur l’ancien terrain de foot.
– 350 000 € pour la rampe RD 113 et carrefour de la Drionne : non seulement, il n’est pas certain que le département donne son accord sur ces  travaux, mais ce montant nous apparaît disproportionné par rapport aux améliorations du quotidien que les bougivalais attendent dans le centre ville,ce que nous avons fait observer par ailleurs (Conseil municipal du 02/02/2017).
Réponse du maire : « le centre ville passera après la rampe ». Cela pourrait durer encore longtemps…
– La vidéo-surveillance : combien de temps devrons-nous l’attendre ? Ne serait-elle pas un bon outil pour dissuader les véhicules encombrants d’entrer dans la ville ( rond-point Charles de Gaulle), surveiller les points sensibles de la ville en matière de sécurité?
–  Maison Berthe Morisot : depuis quasiment le début de son mandat, le maire promet un musée Berthe Morisot puis « un projet en lien avec son intérêt patrimonial de type centre d’interprétation scénographique »… A ce jour, les engagements inscrits au budget 2017 d’un coût de 100 000€ (étude de Maîtrise d’œuvre pour la maison Berthe Morisot) n’apparaissent pas très convaincants.Une demande de subvention a été faite pour la maison Berthe Morisot : le coût de la restauration de cette maison est certainement onéreux mais un projet prétendu touristique dont le coût prévisionnel est de 1 650 000€ apparaît surréaliste ; il équivaut quasiment à la dépense de la  réfection de 2 rues de notre ville (rues Kellner et Mouchet). Les ambitions touristiques de la commune ne correspondent pas à la réalité.
Un projet qui pourrait ressembler au naufrage du parc nautique…

Monsieur WATTELLE avait proposé un plan B ? (dixit le maire 01/11/2013 dans le Parisien) « On devait savoir fin 2016 ».
Il consistait à louer la maison à des entreprises, des start up, mais pourquoi ne pas également louer à des artisans créateurs tout en conservant l’identité de la maison de Berthe Morisot, de ce qu’il en reste !
Pourquoi ne pas concilier l’art et la gestion. N’est-ce pas attractif ?

Une ville écologique, une ville au potentiel touristique et bla-bla-bla…Des projets incertains, des effets d’annonces dans la presse…
Un maire doit gérer sa Commune en « bon père de famille ».

Aujourd’hui, il semblerait raisonnable de réaliser des investissements seulement s’il y a une demande forte ou un réel besoin, voire un problème de sécurité. Les projets sont financés par l’argent public mais les recettes des communes diminuent d’année en année.

En résumé :
Les recettes de la commune (dites recettes de fonctionnement) sont constituées de la dotation de l’état, des subventions, des impôts locaux, de la taxe de séjour (en baisse de 23 500€ en 2016), du revenu du stationnement (augmentation du prix du stationnement en 2017), occupation du domaine public (exemples : déménagement, bennes pour gravat, échafaudage etc), occupation des trottoirs par les restaurants (ils paient pour la 1ère fois en 2017).
La différence entre les recettes et les dépenses de fonctionnement dégage un autofinancement qui diminue chaque année.
Au titre de 2017, les dépenses d’investissement de notre ville s’élèvent à 7 834 000€.
Comment la commune finance ces dépenses ?
– Par un autofinancement brut de 1 200 000€ diminué de dépenses annuelles  réccurrentes : 450 000€ au titre du Partenariat Public Privé communément désigné P.P.P. (rénovation de l’éclairage de la ville et rénovation de l’école Monet) et ce pendant 25 ans depuis 2014 (cf rapport de la cour des comptes).
– Par un emprunt de 1 400 000 €.
– Par la  taxe d’aménagement (provenant de la construction de programmes immobiliers, de maisons etc…)
– Par des remboursements de TVA sur les investissements
– Et cette année, par des recettes gonflées par le montant différé des dépenses non dépensées, destinées  aux rues Kellner et Mouchet (retard dans les travaux).
– Par des espoirs de subventions au travers de projets flous.

 

Rendons au bougivalais, ce qui leur revient…
Nous proposons une ville attractive par de la réhabilitation, la maîtrise de la densité de la population dans certains quartiers, la créativité, l’imagination, des choses simples qui pourraient donner un sacré coup de fouet à notre ville.
Que chaque investissement soit pensé pour améliorer le quotidien des bougivalais.
Stop aux effets d’annonces Monsieur le Maire !